ActualitésINTERNATIONAL

Élections au Mali : La CEDEAO inquiétée par l’insuffisance d’actions concrètes

Une mission de médiation de la CEDEAO, conduite par Goodluck Ebele Jonathan, ancien Président de la République Fédérale du Nigéria, a séjourné au Mali du 5 au 7 septembre 2021, en vue ‘’d’évaluer le processus de transition et particulièrement les progrès dans la préparation des élections prévues se tenir en février 2022’’. 

Au terme des consultations avec les personnalités phares de la transition, « La Mission reste préoccupée par l’insuffisance d’actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral ».En conséquence, les émissaires de l’organe sous-régional ont exhorté le gouvernement piloté par le Président de la transition, Assimi Goita,  à initier les démarches qui déboucheront sur des joutes électorales censées ramener les civils au pouvoir et par ricochée, le pays à l’ordre constitutionnel. La mission de haut niveau a par ailleurs souligné que la tenue de ce processus aux échéances prévues, est un baromètre de ‘’la crédibilité du processus de transition’’. Les mandataires de la CEDEAO ont de ce fait, « encouragé le Gouvernement de transition à présenter rapidement un chronogramme détaillant le calendrier, les reformes et actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour la tenue des élections présidentielle et législatives ». Dans la droite ligne des ces recommandations, les putschistes qui ont pris le pouvoir après un coup de force sur le gouvernement intérimaire sortant, ont été enjoints à trouver un ‘’ consensus sur le cadre légal devant servir aux élections, la préparation de la liste électorale, et le choix de l’organe ou des organes devant conduire les élections’’. Les prochains pas du gouvernement de transition seront donc auscultées à la loupe. Parallèlement aux désidératas de la CEDEAO, la cadence et les orientations de leurs prochaines actions lèveront le voile sur les intentions profondes de la transition dont ils ont pris les rênes.  Arguant les retards accusés pour les préparatifs des élections et un permanent défi sécuritaire dans un pays ou les deux tiers de la superficie nationale sont hors-contrôle : la classe politique malienne estime que la durée initiale de la transition sera foulée aux pieds. La balle est donc dans le camp du colonel Assimi Goita et ses lieutenants.

 

 

 

- Publicité -
Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

trois × un =

Bouton retour en haut de la page